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Auf Wiedersehen, Madame Merkel


Il faudrait envoyer cette photo à l’Élysée



Jean-Pierre Dumas

25 sept. 2021


Mme Merkel semble être un modèle de conservateur, c’est-à-dire une personne qui agit après avoir hésité, alors que les leaders français auraient plutôt tendance à être « des progressistes » c’est-à-dire à parler sans hésiter. En France, trop souvent, le verbe tient lieu d’action. On parle de « réformes», mais on les évite, surtout quand elles fâchent ; les masses sont toujours promptes à sortir dans la rue, mouvements impensables en Allemagne. Mme Merkel déçoit parce qu’en bon conservateur, elle ne promet rien, elle connaît les limites du pouvoir.


Alors on dit rapidement que Mme Merkel n’a rien fait sur le plan économique depuis Schroeder. En France « stabilité est largement synonyme d’inaction» C. Wyplosz, Pourquoi-au-juste-Angela-Merkel-est-elle-admirée?. Ce n’est pas tout à fait exact. Un pays, qui a créé des emplois, a maintenu ses finances publiques en ordre, accepté plus d’un million de réfugiés sans déséquilibres majeurs, ne peut pas être considéré comme immobile. Nous, Français, avons peut-être une tendance à confondre gesticulations, discours brillants, inauguration des chrysanthèmes (ou éloges funèbres) avec réformes. Mme Merkel c’est l’inverse ; elle n’est pas brillante, elle ne sort pas de l’ENA (elle a un doctorat de chimie), elle fait ses courses elle-même, elle habite chez elle, pas dans un palais entourée de serviteurs, et ses goûts vestimentaires désolaient Karl Lagerfeld (mais il se consolait en disant, "la pauvre, elle a d'autres soucis"). Elle réfléchit et prend son temps avant de décider, elle n’a pas d’idées sur tout, elle n’est pas brillante, mais elle tient la barre et maintient son pays dans la prospérité et le changement modéré.


Elle veille aux grains et elle sait écouter ses ministres qui forment sa coalition, les ministres des länders et son ministre des Finances. Quand elle part, après avoir épuisé quatre Présidents français, cinq PM britanniques, huit Premiers Ministres italiens et quatre Présidents américains, elle est plus populaire que n’importe quel de ces leaders dans leur propre pays. Il y a sans doute une raison.


Nous proposons une comparaison rapide entre les performances de la France et de l’Allemagne sur la période Merkel (2005-2021).


1 Bien que la croissance allemande n’ait pas été exceptionnelle sur la période, elle est supérieure à celle de la France


Sur la période (2005-2021) le PIB per capita de l’Allemagne a augmenté plus vite que celui de la France


Figure 1 Le PIB per capita (en termes de PPA) a augmenté deux fois plus vite en Allemagne qu’en France

Source: International Monetary Fund, World Economic Outlook Database, April 2021


2 Le moteur de la croissance allemande repose sur les exportations (vers la Chine)


L’Allemagne a connu un surplus remarquable de sa balance des paiements courants durant toute la période Merkel. L’euro a bien servi l’Allemagne. Ce surplus externe reflète la compétitivité de l’industrie allemande, la qualité de ses produits, son souci de satisfaire le client, et la souplesse de ses PME.


Figure 2 L’Allemagne et les Pays-Bas sont les pays qui ont le surplus courant le plus élevé de la ZE

Source: International Monetary Fund, World Economic Outlook Database, April 2021


Certains économistes disent que c’est parce que l’Allemagne épargne trop et n’investit pas assez. C’est donner une causalité à une identité comptable. Après tout, il est normal que dans une union de pays, il y ait des pays plus dynamiques et plus tournés vers l’extérieur que d’autres. S’il existait des balances des paiements pour les États aux États-Unis, je suppose que l’on verrait le même phénomène.


Figure 3 La croissance de l’Allemagne repose sur une industrie manufacturière d’exportation dirigée vers la Chine

Source : FT: The Merkel era in charts, Sept. 20, 2021


3 Quoi qu’en pensent les Keynésiens, l’Allemagne est, grâce à sa politique budgétaire, un pays crédible, la France ne l’est pas


Sur le plan des finances publiques, les avis sont contrastés. Les Keynésiens pensent que l’Allemagne devrait faire plus de déficits budgétaires, cela permettrait d’avoir des dépenses d’investissement plus élevées et une balance des paiements courante moins excédentaire.


Le Professeur Wyplosz, nous dit que durant ses mandats, Mme Merkel a laissé « ces grippe-sous du ministère des Finances élever l’équilibre budgétaire au rang de dogme » “We beg to disagree’’, l’Allemagne a fait du déficit en périodes de crise (2009-2011 et 2020, 2021), puis a fait des surplus en période normale (cf. Figure 4), ce qui lui a permis de réduire sa dette publique d’une manière constante (cf. Figure 5). Elle considère que contrôler la dette publique est important surtout en période de laxisme monétaire.


Figure 4 L’Allemagne fait du déficit en période de récession et a un surplus budgétaire en période normale, la France ne connaît que le déficit

Source: International Monetary Fund, World Economic Outlook Database, April 2021


À notre connaissance si, d’après M. Wyplosz, «elle a prématurément réduit les déficits allemands » elle n’a pas connu une croissance inférieure à celle de la France (cf. 1). L’Allemagne a un taux de croissance annuel moyen per capita supérieur à celui de la France et a un budget pratiquement équilibré sur la période 2005-2021, alors que la France a un budget avec un déficit annuel moyen de 3.5% sur la période. Comment les économistes keynésiens expliquent-ils cela? Eux qui passent leur temps à juger l’Allemagne comme un pays conservateur, peu imaginatif, peu social, etc.


Cela étant dit, l’Allemagne a effectivement un espace budgétaire, si comparé à la France (cf. 4) et elle peut sans doute investir plus en s’endettant à long terme à des taux négatifs.


4 En 2005, la France et l’Allemagne ont le même ratio de la dette ; en 2021, le ratio de la dette dépassera 115% en France, alors qu’en Allemagne il sera égal à 70%


Ce n’est quand même pas la faute de l’Allemagne si la zone euro « a été victime d’une crise de la dette publique » (C. Wyplosz). Il faut être cohérent dans ses critiques, si on ne veut pas de crises de la dette, il faut contrôler le déficit primaire, c’est ce que fait l’Allemagne et les autres pays du Nord, pas la France. L’idée que le ratio de la dette va diminuer grâce à la croissance économique relève des incantations politiques (tous les politiques français nous ont assuré qu’on allait contrôler la dette grâce à "la croissance future". Ils oublient de nous dire, ce qu’ils savent bien, la croissance ne se décrète pas (même en France). L’idée que si le taux d’intérêt est inférieur au taux de croissance, alors la dette se remboursera d’elle-même (O. Blanchard) consiste tout simplement à oublier le déficit primaire dans l’équation de la dette ; ce que cet auteur ignore sciemment. C’est de l’idéologie keynésienne, le moteur de la croissance c’est le déficit. Les Keynésiens ne savent que raisonner en termes de solde, ils ignorent les composantes du solde.


L’Allemagne a veillé à contrôler sa dette publique (cf. Figure 5), ce que la France n’a pas voulu faire. Si la BCE arrête de faire du QE et que les taux commencent à diverger (refléter les risques pays) alors l’Allemagne appréciera sans doute d’avoir une dette contrôlable.


Figure 5 La France & l’Allemagne ont le même ratio de la dette en 2005, en 2021, le ratio de la dette dépassera 115% du PIB en France contre 70%

Source: International Monetary Fund, World Economic Outlook Database, April 2021


Voilà un pays « conservateur » qui n’a pas une dette égale à celle de la France et qui a un taux de croissance supérieur et qui est plus crédible et fiable au niveau international.


Néanmoins, le rôle de l’Allemagne a été néfaste quand elle a imposé une austérité exagérée à la Grèce. L’Allemagne a oublié l’aide massive qu’elle a reçue des alliés après la deuxième guerre mondiale sous forme, non pas du plan Marshall qui a été relativement faible (4% du PIB allemand), mais sous forme de l’annulation de sa dette. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale l’Allemagne avait une dette commerciale à court terme qui s’élevait entre 40 et 90% de son PIB (de 1938) plus les dettes de guerre après la défaite allemande estimée à environ 300% de son PIB. Les États-Unis ont demandé aux alliés de suspendre leurs créances sur l’Allemagne, cela a été confirmé en 1953 lors des accords de Londres. Alors que les pays européens se débattaient avec une dette proche de 200% de leur PIB, la nouvelle Allemagne de l’Ouest repartait avec un ratio de la dette de 20%. Les Américains ne voulaient pas perpétuer l’erreur de la dette allemande de l’après-Première Guerre mondiale qui a été une des causes de l’hitlérisme. Elle a parfaitement réussi à étouffer discrètement le poids de la dette allemande. (cf. A. Ritschl LES). Sans cette annulation discrète, on peut se demander si les performances économiques de l’Allemagne auraient été similaires. Non seulement les Américains ne demandèrent pas à l’Allemagne de procéder à un plan d’ajustement drastique tel que celui demandé par l’Allemagne et la Commission européenne à la Grèce, mais les États-Unis surent habilement annuler, d’abord de facto et ensuite de jure, la majeure partie de la dette de guerre allemande, ça a été la base du développement économique et social de l’Allemagne de l’après-guerre. La leçon de l'annulation de la quasi-totalité de la dette allemande en 1953 n’a pas été retenue par l’Allemagne en 2010, quand Schäuble a puni la Grèce en lui imposant des conditionnalités draconiennes. L’Allemagne n’a pas eu la générosité d’accorder le même sort pour la Grèce, source de misère et souffrances inutiles.


5 Il y a un écart constant de 10 points de PIB entre les dépenses publiques de la France et de l’Allemagne


Figure 6 La France dépense plus que l’Allemagne et ne semble pas avoir de meilleures performances sur le plan social

Source: International Monetary Fund, World Economic Outlook Database, April 2021


Figure 7 Les prélèvements obligatoires s’élèvent à 52% du PIB en moyenne en France et à 45% pour l’Allemagne sur la période

Source: International Monetary Fund, World Economic Outlook Database, April 2021


Un pays qui n’a pas de finances publiques en ordre n’est pas crédible ni sur le plan national ni sur le plan international et un pays qui n’a pas d’espace fiscal ne peut se permettre de faire du déficit permanent pour plus de croissance, pour moins de chômage, pour avoir la paix sociale, etc.


6 Les dépenses d’investissement public en Allemagne sont plus faibles que celle de ses paires


Néanmoins si l’Allemagne a su maintenir un équilibre budgétaire en période de croissance (comme le veut le dogme keynésien), elle atteint cet équilibre en réduisant les dépenses les plus faciles à éliminer (c’est vrai dans tous les pays du monde), elle a sabré dans les dépenses d’investissement.


Figure 8 Les dépenses publiques d’investissement sont plus faibles en Allemagne

Source : FT: The Merkel era in charts, Sept. 20, 2021

Note : Les dépenses publiques d’investissement sont particulièrement difficiles à identifier sur le plan statistique.


Le résultat est que certaines infrastructures publiques sont en décrépitude (écoles, les routes, les ponts et les télécommunications (internet). En outre, les écologistes mettent des barrières légales et bureaucratiques pour s’opposer à certains investissements notamment dans la construction de lignes électriques.


Les Verts proposent d’instaurer une règle d’or (le budget de fonctionnement doit être équilibré, le budget d’investissement peut être financé par des emprunts). Comme la dette est contrainte en Allemagne, ils demandent l’autorisation de financer des investissements verts par emprunt de €500 milliards sur dix ans.


7 Le secret de la popularité de Mme Merkel. Alors que l’Allemagne ne fait pas une politique systématique de déficit, le taux de chômage passe de 11% de la population active en 2005 à 4%, en France il reste en moyenne autour de 9% sur la période


Figure 9 En Allemagne, le taux de chômage passe de 11% de la population active en 2005 à 4%, c’est peut-être cela le secret de la popularité de Mme Merkel, le taux de chômage français reste à 9% sur la période

Source: International Monetary Fund, World Economic Outlook Database, April 2021


Les Gouvernements Merkel ont démontré qu’il était possible de concilier: baisse du chômage avec finances publiques saines et que contrairement à ce qu’on croit en France le déficit budgétaire ne crée pas d’emplois (sauf pour les fonctionnaires). Certes, il faut faire du déficit en période de récession et c’est tout (du moins pour la France).


Le recours à la flexibilité de l’emploi (“Kurzarbeit’’) a permis de sauvegarder l’emploi en période de crise.


Figure 10 Le taux d’emploi est systématiquement plus élevé en Allemagne qu’en France

Source : FT: The Merkel era in charts, Sept. 20, 2021


Contrairement à la croyance commune, le taux d’emploi pour les femmes reste plus élevé en Allemagne qu’en France. Néanmoins, il paraît que le faible niveau de chômage chez les femmes est aussi dû à une participation au travail faible.


On ne sera pas étonné que le taux d’emploi soit plus élevé en Allemagne pour les «vieux» qu’en France, pays où on prend sa retraite à 62 ans, alors qu’en Allemagne c’est à 67 ans (l’âge de départ à la retraite d’A. Merkel). Les retraites françaises ne seront jamais viables tant qu’on ne prendra pas la retraite avant 67 ans.



8 L’Allemagne de Merkel a accueilli un million de réfugiés et a réussi à les intégrer, remarquable

« L’Allemagne est un pays fort, nous y arriverons »


Cette décision audacieuse prise en 2015 est sans doute bienvenue dans un pays en déclin démographique.


Certes, de nombreux emplois sont à temps partiels et souvent peu payés. En France beaucoup de gens disent, oui il y a plein emploi en Allemagne, mais ce sont des petits boulots. Ça serait étonnant qu’il n’y ait que des petits boulots en Allemagne. En France, il est préférable de ne pas avoir de boulot, plutôt qu’un petit boulot, cela s’appelle « la préférence pour le chômage ».


Tous les réfugiés n’ont pas que des petits boulots, certains s’épanouissent dans la société allemande par ex., le Président de BioNTech, une start up allemande est dirigée par deux enfants d’émigrés turcs.


Figure 11 Accueil massif de réfugiés en 2015 et 2016

Source : FT: The Merkel era in charts, Sept. 20, 2021


Il n’est pas tout à fait exact de dire, comme le Professeur Wyplosz, que «le courage et la compassion pour les personnes en détresse ne paient pas politiquement », non seulement Mme Merkel part avec un pourcentage d’approbation sur sa personne au niveau national et international inégalé après 16 ans de règne (il n’y a pas beaucoup de Présidents français qui pourraient obtenir un tel satisfecit).


9 En dépit de son discours pro “green’’, l’Allemagne a de faibles performances en matière d’émission de gaz à effet de serre


L’Allemagne émet plus de dioxine de carbone par habitant que la plupart des autres pays de l’UE. Sa production d’électricité repose pour 44% sur le charbon.


Figure 12 Les émissions de gaz à effet de serre sont relativement importantes en dépit d’un discours écolo

Source : FT: The Merkel era in charts, Sept. 20, 2021


Comme le dit C. Wyplosz dans Telos, Mme Merkel a commis une erreur majeure en décidant de fermer toutes les centrales nucléaires allemandes à la suite du désastre de Fukushima (2011). L’Allemagne a remplacé le nucléaire par le charbon, source d’émission de CO2. L’énergie qui repose sur les éoliennes et le solaire ne peut fournir d’une manière fiable l’énergie dont un grand pays a besoin. Pour C. Wyplosz, c’est la source d’un déclin futur de l’Allemagne.


10 En matière de défense, l’Allemagne (et les pays européens) choisiront les États-Unis

L’Allemagne dépense peu en matière de défense et sa pensée intime est que la défense de l’Europe doit être laissée à l’OTAN et au bouclier américain. Évidemment, ce n’est pas la position française (ni celle des États-Unis), les pays d’Europe vont devoir prendre en charge leur défense. L’Allemagne ne peut continuer à voir une position attentiste (et atlantique) dans un monde où les États-Unis se détournent de plus en plus de l’Europe pour s’orienter vers le Pacifique. Or le pays le plus puissant d’Europe n’a pas l’intention de trop participer au fardeau de la sécurité du continent.


· La France a tort d’avoir raison

Le problème de Macron est que s'il a raison à propos de la perfidie américaine, ça ne sert à rien, P. Stephens, le FT, Sept. 23, 2021. La France est prise dans une ornière, c’est un pays qui essaie d’avoir une position dans la zone indopacifique et qui n’est pas accepté dans le club des pays anglophones. C’est un pays européen qui est un des seuls à avoir une armée consistante en Europe et qui n’est pas reconnu par ses paires en Europe centrale et en Allemagne. Ils préfèrent les États-Unis et l’OTAN à une Europe militaire plus autonome en matière de défense et ils se méfient des tendances hégémoniques d’un pays qui veut faire évoluer l’Europe vers un modèle français, alors que ce modèle français est loin d’être un succès sur le plan économique.

Quand il s’agit d’acheter des armes sophistiquées (comme des avions de chasse), l’Allemagne achètera sans trompettes ni tambours des avions américains. L’Allemagne n’est pas prête à supporter le fardeau de la sécurité du continent.


Figure 13 L’Allemagne dépense peu dans le domaine militaire

Source: Statista


11 La démographie peut être la source du futur déclin allemand


Le taux des naissances est un des plus bas du monde. La proportion de personnes âgées en 2025 (plus de 65 ans) représenterait 41% des personnes actives (entre 20 et 65 ans). La population active va diminuer. Seuls le Japon et l’Italie ont des populations plus vieilles (néanmoins la France n’est pas très loin).


Figure 14 Une population vieillissante

Source: Statista


D’après The Economist, l’Agence Fédérale pour l’Emploi considère que le pays a besoin de 400 000 émigrants par an pour satisfaire les besoins en main-d’œuvre qualifiée. Évidemment, le nombre croissant de personnes à la retraite est, comme en France, un poids considérable sur les finances publiques du pays (environ 30% des dépenses publiques). L’âge de la retraite s’élève à 67 ans, cela n’entraîne pas de révolutions dans les rues comme en France, mais il y a une limite.


***


Mme Merkel laisse un pays robuste, riche, démocratique et confiant. Certes, elle n’est pas parfaite, elle a cultivé l’art du compromis donc de la lenteur au détriment de la grandeur, mais elle a obtenu celle-ci grâce à celle-là. Les censeurs auraient-ils mieux fait ? Et puis un chef d’État respecté dans le monde entier qui fait ses courses au supermarché, c’est profondément sympathique et réconfortant (quand ça nous arrivera en France ?)


Maintenant que Mme Merkel s’en va, l’Europe va avoir besoin d’un leader naturel. E. Macron (s’il est réélu) serait le candidat, idéal (il a une vision pro-européenne (quelque peu emphatique), il a la culture et le courage), il lui manque une chose, que Mme Merkel avait naturellement, la crédibilité que fournit à un pays des finances publiques saines et viables. Le mot anglais “sustainable’’ n’existe pas en français. Mme Merkel a su maintenir ce socle sur lequel repose la force tranquille de l’Allemagne, la France n’a pas su, elle n’est pas crédible. C’est ce qu’ont oublié, à notre avis, les censeurs de Mme Merkel.


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